Retour de la pub sur France TV

Alors qu’une rumeur laissait entendre que le gouvernement pourrait revenir sur l’interdiction de la pub après 20 h sur le service public, Vivaki Advance a cherché à étudier les conséquences d’une telle décision. Le scénario étudié serait de maintenir la publicité sur le carrefour stratégique de 20h30 et donc repousser la limite de suppression de la publicité à 21h.

Selon Vivaki Advance, le volume potentiel de publicité concerné par cette mesure serait de 8 minutes par chaîne (maximum autorisé sur le service public), ce qui aurait pour effet de repousser l’heure de début des émissions de soirée vers 20h55, en phase avec les chaînes privées. En prenant en compte le coût auquel France Télévisions Publicité peut commercialiser l’espace à cet horaire et le taux de remplissage potentiel, le volume pouvant être absorbé serait de l’ordre de 120 à 130 M€ nets. Cependant, compte tenu de l’état du marché et du fait qu’une partie des annonceurs potentiellement intéressés par cet espace procéderont à des ajustements de budget au sein de l’offre de France TV, Vivaki Advance estime que la manne pour France TV devrait finalement se situer autour de 100 M€ nets. Cette nouvelle tranche permettrait d’étoffer l’offre actuelle de France TV en renforçant le carrefour stratégique du peak auprès d’un public à fort poids de CSP+ et donc plus difficile à toucher en TV. Le marché TV étant très peu élastique, ce budget serait pris dans sa quasi-totalité aux autres chaînes. Cette nouvelle tranche deviendrait une alternative aux écrans puissants de TF1 et M6 qui pâtiront forcément de cette mesure, et aussi à Canal+ qu’elle concurrencera sur son public privilégié des CSP+. Par ailleurs, l’ouverture de cette tranche accentuerait encore un plus le déséquilibre entre l’offre et la demande, ceci alors que 6 nouvelles chaînes TNT sont sur le point de voir le jour, ce qui pourrait renforcer l’effet déflationniste sur le coût du média.

Source : CB News

Un affichage environnemental

Dans le cadre du Grenelle Environnement, 168 entreprises
sélectionnées par le Ministère du Développement durable participeront
dès le 1er juillet 2011 à l’expérimentation de l’affichage
environnemental. En complément de l’étiquette énergie pour
l’électroménager ou de l’étiquette CO2 pour l’automobile, cet affichage
devrait présenter l’équivalent en CO2 et les impacts environnementaux
spécifiques à chaque catégorie de produit, l’objectif étant de passer de
l’information monocritère à une approche multicritères
. Il renseignera
les consommateurs sur l’empreinte écologique de leurs achats et devrait
inciter les industriels à choisir des modes de production plus sobres en
ressources et moins polluants. D’une durée d’un an, l’expérimentation
permettra au Gouvernement d’établir un rapport et pourra aboutir à la
généralisation de cet affichage.

« La forte mobilisation des entreprises est un signal positif, il va
nous permettre d’aller plus loin pour que chacun puisse disposer des
informations lui permettant de modifier sa consommation. L’étiquette
énergie sur l’électro-ménager ou plus récemment l’étiquette CO2 sur les
véhicules ont prouvé leur efficacité, tout l’enjeu aujourd’hui est de
réussir à passer à la vitesse supérieure en mettant en place une
démarche multi-critères qui nous renseigne pleinement sur l’empreinte
écologique de nos achats »
a souligné Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET.

De l’affichage mono critère à l’affichage multi-critères

En matière d’affichage environnemental, différentes actions ont été
initiées dont certaines ont déjà assez largement fait la preuve de leur
efficacité en permettant de faire évoluer les offres des industriels
vers des gammes de produits moins énergivores et moins émettrices de CO2
:

  • dès 1995, la mise en place de l’étiquette énergie a amélioré la
    performance énergétique des équipements électroménagers. 75 % des
    réfrigérateurs mis alors sur le marché se situaient dans le bas du
    classement entre G et D, alors qu’en 2010 90 % des ventes ont porté sur
    des appareils classés entre A et A++.
    Depuis le Grenelle de l’Environnement, cette action visant directement
    le consommateur s’est intensifiée.
  • depuis 2007, une expérimentation d’affichage du contenu en équivalent
    CO2 des produits est soutenue par Casino, Leclerc, Alter éco…
  • depuis 2008, une étiquette CO2 est apposée sur les véhicules. Couplée à
    d’autres mesures incitatives comme le bonus malus, elle a conduit à une
    baisse des émissions moyennes des voitures neuves achetées en France de
    149 grammes de CO2 en 2007 à 130 grammes de CO2 en 2010.
  • depuis le 1er janvier 2011, la mention du classement énergétique
    (évaluation de la consommation énergétique et des émissions de gaz à
    effet de serre) des bâtiments doit apparaître dans les annonces
    immobilières de vente ou de location.
    L’enjeu de cette nouvelle expérimentation est de passer aujourd’hui
    d’une approche monocritère essentiellement centrée sur la lutte contre
    le changement climatique (consommation d’énergie et émissions de CO2) à
    une approche multi-critères.

L’empreinte écologique est différente en
fonction des produits, c’est pourquoi il est important d’intégrer des
informations également concernant leur impact sur la biodiversité, les
ressources naturelles (eau, biodiversité, matières premières non
renouvelables…).
Une mise en place progressive après expérimentation et consultation
Durant les prochains mois, les entreprises vont effectuer ou finaliser
les analyses environnementales des produits qu’elles ont sélectionnés
afin de commencer la diffusion d’informations effectives auprès des
consommateurs dès le 1er juillet 2011. S’agissant d’une expérimentation,
toutes les informations ne seront pas cadrées dès juillet 2011 ; par
exemple, les modes de communication vers le consommateur seront divers
(internet, téléphonie mais aussi affichage en magasin ou sur le produit)
et la forme de l’affichage pourra varier d’un produit à l’autre.
Tout au long de l’expérimentation, le site Internet du Ministère sera le
support d’actions spécifiques : explication des principes de
l’expérimentation nationale, consultation sur les différents supports et
formats d’affichage…

Ces initiatives complèteront les collaborations
spécifiques construites sur ces sujets avec des associations de défense
des consommateurs et de protection de l’environnement.
A l’issue d’une expérimentation d’une durée d’un an au moins, la loi
prévoit que le Gouvernement remettra un rapport d’évaluation au
Parlement
. Sur cette base, la généralisation de l’affichage des
caractéristiques environnementales des produits pourrait être décidée.
Au niveau européen, la France a été précurseur dès 2007 grâce au
Grenelle de l’Environnement
. Aujourd’hui, les initiatives nationales
(Royaume-Uni, Etats-Unis, Japon…) et européennes se multiplient.
L’initiative française autour de l’expérimentation d’un affichage
multicritère pouvant déboucher sur une généralisation, est d’ores et
déjà considérée avec grand intérêt par l’Europe.

[Source : www.developpement-durable.gouv.fr et www2.ademe.fr ]