Affichage environnemental

Dans le cadre du Grenelle Environnement, 168 entreprises sélectionnées par le Ministère du Développement durable participent depuis le 1er juillet 2011 à l’expérimentation de l’affichage environnemental.

En complément de l’étiquette énergie pour l’électroménager ou de l’étiquette CO2 pour l’automobile, cet affichage devrait présenter l’équivalent en CO2 et les impacts environnementaux spécifiques à chaque catégorie de produit, l’objectif étant de passer de l’information monocritère à une approche multicritères. Il renseignera les consommateurs sur l’empreinte écologique de leurs achats et devrait inciter les industriels à choisir des modes de production plus sobres en ressources et moins polluants.
D’une durée d’un an, l’expérimentation permettra au Gouvernement d’établir un rapport et pourra aboutir à la généralisation de cet affichage.

Un affichage environnemental

Dans le cadre du Grenelle Environnement, 168 entreprises
sélectionnées par le Ministère du Développement durable participeront
dès le 1er juillet 2011 à l’expérimentation de l’affichage
environnemental. En complément de l’étiquette énergie pour
l’électroménager ou de l’étiquette CO2 pour l’automobile, cet affichage
devrait présenter l’équivalent en CO2 et les impacts environnementaux
spécifiques à chaque catégorie de produit, l’objectif étant de passer de
l’information monocritère à une approche multicritères
. Il renseignera
les consommateurs sur l’empreinte écologique de leurs achats et devrait
inciter les industriels à choisir des modes de production plus sobres en
ressources et moins polluants. D’une durée d’un an, l’expérimentation
permettra au Gouvernement d’établir un rapport et pourra aboutir à la
généralisation de cet affichage.

« La forte mobilisation des entreprises est un signal positif, il va
nous permettre d’aller plus loin pour que chacun puisse disposer des
informations lui permettant de modifier sa consommation. L’étiquette
énergie sur l’électro-ménager ou plus récemment l’étiquette CO2 sur les
véhicules ont prouvé leur efficacité, tout l’enjeu aujourd’hui est de
réussir à passer à la vitesse supérieure en mettant en place une
démarche multi-critères qui nous renseigne pleinement sur l’empreinte
écologique de nos achats »
a souligné Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET.

De l’affichage mono critère à l’affichage multi-critères

En matière d’affichage environnemental, différentes actions ont été
initiées dont certaines ont déjà assez largement fait la preuve de leur
efficacité en permettant de faire évoluer les offres des industriels
vers des gammes de produits moins énergivores et moins émettrices de CO2
:

  • dès 1995, la mise en place de l’étiquette énergie a amélioré la
    performance énergétique des équipements électroménagers. 75 % des
    réfrigérateurs mis alors sur le marché se situaient dans le bas du
    classement entre G et D, alors qu’en 2010 90 % des ventes ont porté sur
    des appareils classés entre A et A++.
    Depuis le Grenelle de l’Environnement, cette action visant directement
    le consommateur s’est intensifiée.
  • depuis 2007, une expérimentation d’affichage du contenu en équivalent
    CO2 des produits est soutenue par Casino, Leclerc, Alter éco…
  • depuis 2008, une étiquette CO2 est apposée sur les véhicules. Couplée à
    d’autres mesures incitatives comme le bonus malus, elle a conduit à une
    baisse des émissions moyennes des voitures neuves achetées en France de
    149 grammes de CO2 en 2007 à 130 grammes de CO2 en 2010.
  • depuis le 1er janvier 2011, la mention du classement énergétique
    (évaluation de la consommation énergétique et des émissions de gaz à
    effet de serre) des bâtiments doit apparaître dans les annonces
    immobilières de vente ou de location.
    L’enjeu de cette nouvelle expérimentation est de passer aujourd’hui
    d’une approche monocritère essentiellement centrée sur la lutte contre
    le changement climatique (consommation d’énergie et émissions de CO2) à
    une approche multi-critères.

L’empreinte écologique est différente en
fonction des produits, c’est pourquoi il est important d’intégrer des
informations également concernant leur impact sur la biodiversité, les
ressources naturelles (eau, biodiversité, matières premières non
renouvelables…).
Une mise en place progressive après expérimentation et consultation
Durant les prochains mois, les entreprises vont effectuer ou finaliser
les analyses environnementales des produits qu’elles ont sélectionnés
afin de commencer la diffusion d’informations effectives auprès des
consommateurs dès le 1er juillet 2011. S’agissant d’une expérimentation,
toutes les informations ne seront pas cadrées dès juillet 2011 ; par
exemple, les modes de communication vers le consommateur seront divers
(internet, téléphonie mais aussi affichage en magasin ou sur le produit)
et la forme de l’affichage pourra varier d’un produit à l’autre.
Tout au long de l’expérimentation, le site Internet du Ministère sera le
support d’actions spécifiques : explication des principes de
l’expérimentation nationale, consultation sur les différents supports et
formats d’affichage…

Ces initiatives complèteront les collaborations
spécifiques construites sur ces sujets avec des associations de défense
des consommateurs et de protection de l’environnement.
A l’issue d’une expérimentation d’une durée d’un an au moins, la loi
prévoit que le Gouvernement remettra un rapport d’évaluation au
Parlement
. Sur cette base, la généralisation de l’affichage des
caractéristiques environnementales des produits pourrait être décidée.
Au niveau européen, la France a été précurseur dès 2007 grâce au
Grenelle de l’Environnement
. Aujourd’hui, les initiatives nationales
(Royaume-Uni, Etats-Unis, Japon…) et européennes se multiplient.
L’initiative française autour de l’expérimentation d’un affichage
multicritère pouvant déboucher sur une généralisation, est d’ores et
déjà considérée avec grand intérêt par l’Europe.

[Source : www.developpement-durable.gouv.fr et www2.ademe.fr ]