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jeudi, avril 22 2010

Libertés : Google classe et défie les gouvernements

Le Point vient de publier un article dès plus intéressant : 
 
Les États n'ont qu'à bien se tenir : Google vient de publier une carte des requêtes gouvernementales adressées à ses services. En clair, le géant du Web dévoile, sur un planisphère, le nombre de demandes d'accès aux données privées et le nombre de demandes de suppression de contenus qu'il a reçues de la part de chaque gouvernement, ou presque. Un document très instructif...


"Nous voulons augmenter la transparence", a expliqué Peter Fleischer, conseiller de Google pour les données personnelles, lors de la présentation de la page "Government Requests" au siège parisien. "Il y a deux chiffres publiés pour chaque pays : le nombre de demandes d'accès aux données personnelles d'utilisateurs et le nombre de demandes de suppression de contenus", a-t-il poursuivi. Pour séduire et rassurer ses utilisateurs, Google est prêt à envoyer un signal négatif aux gouvernements en exposant au grand jour leurs pratiques sécuritaires, bonnes ou mauvaises. Les gouvernements apprécieront, d'autant plus que Google reste dans la légalité : à aucun moment les enquêtes ne sont compromises, car seules des statistiques sont publiées. Contacté par lepoint.fr mercredi après-midi, le ministère de l'Intérieur n'a pas encore réagi.

Deux types de demandes

Les demandes d'accès aux informations personnelles sont envoyées par les autorités d'un pays pour identifier un internaute, ou pour enquêter sur ses activités. Grâce aux traces informatiques conservées sur ses serveurs, Google sait tout de ce qu'un utilisateur a fait au cours des 9 derniers mois : ses recherches Web, ses emails ou encore sa navigation, mais aussi ses lieux de connexion ou la configuration de son ordinateur. Ces données sont très précieuses dans les enquêtes de police, mais leur transmission est très encadrée dans les régimes démocratiques.

Les demandes de suppression de contenus concernent, quant à elles, les services d'hébergement de Google : vidéos sur YouTube, par exemple, mais aussi blogs sur Blogger ou photos sur Picasa. Les éléments publiés par les internautes peuvent parfois être illégaux et les autorités font alors une requête officielle pour leur suppression. Pour le géant du Web, toute demande de suppression de contenu par un État est de la censure. "J'utilise ce terme de façon neutre", précise immédiatement Peter Fleischer, rappelant que la censure "n'est pas forcément illégitime" : elle peut servir la loi.

Parfois, les demandes sont infondées et Google les rejette : le taux d'acceptation est, lui aussi, publié par le moteur de recherche, mais seulement en ce qui concerne les demandes de suppression de contenus. Pas un mot sur le taux d'acceptation des demandes de données personnelles.

La France est très curieuse, mais censure rarement

La comparaison entre les pays est intéressante, même si les statistiques publiées ne couvrent que le deuxième semestre 2009. Alors que la France est cinquième au classement des pays qui demandent le plus souvent des données personnelles (846 demandes), elle fait partie de ceux qui n'exigent que très rarement la suppression d'un contenu (moins de 10 requêtes, dont 66 % acceptées). À l'inverse, l'Allemagne (82 millions d'habitants, contre 64 millions en France) n'a demandé que 458 fois des données personnelles, mais a émis 188 requêtes pour suppression de contenus, dont 94 % ont été acceptées (la lutte contre l'apologie du nazisme est certainement à l'origine d'un grand nombre de ces cas, selon Google).

Le pays qui s'en sort le plus mal est incontestablement le Brésil, de loin le pire élève des deux classements. Mais le succès des services comme Orkut (le "Facebook" made in Google) pourrait être une explication logique : un plus grand nombre d'utilisateurs entraîne un plus grand nombre de requêtes. Interrogé par lepoint.fr sur l'absence de la Chine sur la carte, Google reste évasif : "Nous ne connaissons pas les chiffres, vraiment", explique Peter Fleischer. Mais le site Government Requests évoque une autre explication : "Les autorités chinoises considérant les demandes de censure comme des secrets d'État. Nous ne pouvons pas dévoiler ces informations pour le moment."
Dommage.

LES CLASSEMENTS

Demandes de données personnelles :
  • Brésil (3.663)
  • États-Unis (3.580)
  • Grande-Bretagne (1.166)
  • Inde (1.061)
  • France (846)
  • Italie (550)
  • Allemagne (458)
Demandes de suppression de contenus :
  • Brésil (291)
  • Allemagne (188)
  • Inde (142)
  • États-Unis (123)
  • Corée du Sud (64)
  • Grande-Bretagne (59)
  • Italie (57)
Classements complets sur www.google.com/governmentrequests
[Source : www.lepoint.fr]

jeudi, avril 1 2010

Poissons d'Avril publicitaires !

Culture Pub comme à sa grande habitude nous a fait une sélection des meilleures publicités parues dans la presse et basée sur le thème du poisson d'Avril.

Bon visionnage!

13e Rue - Agence : JWT Année : 2001 Pays : France
RAPT "Poinçon d'Avril" - Agence : Euro RSCG SL Année : 1994 Pays : France
Volkswagen - Agence : DDB Année : 1992 Pays : France
Badoit - Agence : DDB Année : 1990 Pays : France
Airbus - Agence : Euro RSCG Corporate Année : 2004 Pays : France
Eram - Agence : Devarrieuxvillaret Année : 2004 Pays : France
AIDES - Agence : TBWA Paris Année : 2002 Pays : France
Mc Donald's Filet O'Fish - Agence : Euro RSCG Corporate Année : 2001 Pays : France
Guinness - Agence : BBDO Dublin Pays : Irlande Année : 2009
Pepsi "On aime le Coca-Cola" - Agence : BBDO Pays : Koweit
 
[Source : Culture Pub]

vendredi, mars 5 2010

Marianne est enceinte !

Qui l'eut cru !!

L'allégorie choisie par le gouvernement pour promouvoir le grand emprunt s'affiche en "une" des sites d'info et des journaux. Présentée comme "un très beau symbole d'avenir" par Thierry Saussez, le directeur du service d'information du gouvernement (SIG), l'image censée incarner les investissements durables voulus par Nicolas Sarkozy dérange à gauche et dans les rangs des féministes.

Le SIG a déjà dépensé pour les parutions presse : 975 000€ !

A cela Thierry Saussez répond au journaliste du Monde : "Notre mission, c'est de promouvoir les politiques publiques. La campagne devrait connaître plusieurs phases et se décliner en fonction des différents projets du gouvernement. Rapporté à l'ensemble du budget du grand emprunt, le montant de l'opération est très faible"

En effet, vu comme ça ...

Mais cette image tranche avec les représentations traditionnelles de Marianne. "Moitié Athéna, moitié Jeanne d'Arc, c'est une figure d'amazone vierge et protectrice de la cité. Elle n'est pas censée être mère", explique Mariette Darrigrand, sémiologue. Ce symbole qui se veut très fort signifie que "seul l'enfant à naître peut assurer régénérescence de la société. Ce ne sont plus les lois mais les générations à venir qui vont sauver la cité".

Le message de cette campagne de communication gouvernementale passe très difficilement auprès de la gauche et des féministes.

Plus de détails et pour lire la comparaison avec La Marianne de Delacroix (La Liberté guidant le peuple, 1830) sur www.sciigno.net

et sur www.lemonde.fr.

mardi, octobre 21 2008

Douleurs sans frontières

A l'occasion de la 3ème Journée mondiale contre la douleur, l'Organisation Non Gouvernementale - Douleurs sans Frontières - appel le grand public à soutenir sa cause, notamment par un appel à signatures visant à lutter contre la douleur soit considérée comme un droit universel. Ce film - réalisé par Philippe Gamer et Fred Remuzat (Space Patrol) - reprend le concept du tapis roulant déjà développé sur les supports print. Il veut traduire le destin incontournable des populations affectées par la maladie, la famine, les catastrophes naturelles ou les guerres. Une musique très mélancolique et lancinante de M83 accompagne la démonstration poignante. Ce film est diffusé gracieusement à la télévision et au cinéma. La campagne ne s'arrêtera pas là et trouvera d'autres voies tels que la presse, l'affichage et sur internet.

Découvrez ce film qui est des plus touchants


Douleurs Sans Frontières 2008

jeudi, août 28 2008

Violences conjugales

La dernière campagne gouvernementale de lutte contre les violences conjugales avait été réalisée par l’agence CLM/BBDO, qui avait remporté, par là même, le Grand Prix Effie 2007 (explication & analyse sur www.effie.fr/_07violences.htm).

La prochaine campagne change de mains pour celles de l’agence DDB Paris, lauréate de l’appel d’offres des ministères de la Santé et du Travail lancé fin 2007. Dans le cadre d’un plan triennal de prévention et de lutte contre les violences conjugales, l'agence devra assurer la stratégie globale d’information et de communication média et hors media, sa mise en œuvre, ainsi que les relations presse et publiques. L’enveloppe allouée à ce marché est de 2,4 M€.
[Sources : www.cbnews.fr]

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