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Tag - Ministère de la Culture de la Communication

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mercredi, avril 7 2010

Maintien de la publicité avant 20h sur France Télévisions

Les députés UMP, conduits par le président du groupe à l'Assemblée nationale Jean-François Copé - président du groupe UMP à l'Assemblée - et par le rapporteur de la loi sur l'audiovisuel Christian Kert, devraient déposer dans les prochaines semaines une proposition de loi visant à maintenir la publicité en journée sur les chaînes publiques. Le projet de suppression totale de la publicité sur France Télévisions fin 2011, voulu par Nicolas Sarkozy, est donc menacé. En effet, la publicité a disparu des écrans de France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5…) après 20H00 depuis début 2009, en vertu de la loi sur l’audiovisuel public de mars 2009. Elle prévoit aussi que les spots disparaissent des écrans avant 20H00 à partir de 2011. Il s’agit d’un projet cher à Nicolas Sarkozy. A la surprise générale, le chef de l’Etat avait annoncé en janvier 2008 cette réforme, pour libérer la télévision publique de la «tyrannie de l’audience» et lui rendre les «moyens de sa spécificité».
Cette réforme serait compromise depuis l’ouverture en Janvier dernier par Bruxelles d’une procédure d’infraction contre la taxe mise en place par la France pour compenser le manque à gagner publicitaire pour France Télévisions. Les sociétés de télécommunications sont ainsi ponctionnées à hauteur de 0,9% de leur chiffre d’affaires. Le ministre de la Communication, Frédéric Mitterrand, avait évoqué une augmentation de la redevance TV si la taxe télécoms était retoquée. Une éventualité dont M. Copé ne veut pas entendre parler. «Moi vivant, il n’y aura pas d’augmentation de la redevance», avait-il déclaré en novembre 2008. 
Par effet de ricochets, l’éventuelle «loi Copé» autorisant la publicité avant 20H00 pourra compromettre la vente de France Télévisions Publicité (FTP - la régie publicitaire de France Télévisions) qui suscite, elle aussi, de nombreuses critiques. France Télévisions est actuellement en négociations avec le consortium Publicis et Lov Group, société détenue par le producteur Stéphane Courbit, pour lui vendre FTP, qui emploie 280 salariés. Les détracteurs du projet, dont des politiques, des publicitaires, des auteurs, les syndicats, mais aussi M. Mitterrand, dénoncent un problème «déontologique» puisque les repreneurs sont «juge et partie». Ils relèvent ainsi que Publicis-Lov Group ont déjà des positions établies dans la production audiovisuelle et l’achat d’espaces publicitaires. Stéphane Courbit contrôle notamment la société de production de Nagui, animateur sur France 2 et France 4. 
Dans une interview au Journal du dimanche, M. Courbit a prévenu qu’en l’absence de décision sur le dossier, les «dégâts risquent d’être irrémédiables» pour FTP, avec «150 licenciements».
[Sources : AFP, CB News et Liberation.fr]

samedi, mars 20 2010

La créativité peut-elle sauver le monde?

actu
"Dans cette société bouleversée, où la crise fait écho dans l’ensemble des secteurs d’activités, on assiste à une perte de nos repères, une défaillance de nos outils de mesure habituels, une nouvelle définition de la valeur… Un tel contexte nous donne l’opportunité d’imaginer, de repenser et d’inventer ce monde d’après. C’est à travers la créativité que nous excellerons. Ainsi, la Semaine Communication Médias, traitera pour sa 13ème édition « La Créativité peut‐elle sauver le Monde ? ». Débats, rencontres et expositions seront développés autour de ce thème. Ce sera l’occasion d’apporter un éclairage nouveau sur les enjeux de la communication dans cette société en pleine mutation."

Ainsi est introduite la Semaine de la Publicité, de la Communication et des Médias par l'AACC.
Cet événement se déroulera du 29 Mars au 2 Avril 2010.
Voici quelques exemples animations :
  • Lundi 29 Mars : Conférence inaugurale sur "La créativité et la crise", au Ministère de la Culture et de la Communication
  • Mercredi 31 mars 2010 à 14h, au Laboratoire, une question vous sera posée : "et vous, qu'avez-vous pensé de la pub TV des régies publicitaires TV membres du SNPTV ?" . Le SNPTV aura le plaisir de partager son retour d'expérience sur sa toute première campagne TV "La pub télé c'est pour ça qu'on l'aime" - www.lapubtele.fr. Cette conférence sera animée par Aude Trémedet, chargée de la communication du SNPTV et Didier J.Mary, fondateur de l’agence sonore CybearSonic, qui a fait vibrer la Pub TV du SNPTV avec le titre "Mister H" composé et interprété par Inna Modja.
Et beaucoup d'autres conférences sur des thèmes comme : 
  • La créativité créé‐t‐elle le business ?
  • Peut‐on industrialiser la créativité ?
  • Les nouvelles « Classes créatives » élément clé de l’économie et de la société de demain ?
  • La créativité est‐elle responsable ?
  • C.A.I. : Venez voir un robot faire de la publicité !
  • Remise du Prix de la Campagne Citoyenne, sur invitation
  • ...
Le programme national détaillée est à découvrir sur le site dédié www.semaine-pub.com.
[Sources : www.semaine-pub.com, AACC et SNPTV]

jeudi, janvier 14 2010

A qui appartient Hadopi ?

Nous vous avions parlé du plagiat du logo Hadopi concernant la typographie de son logo... et bien aujourd'hui nous apprenons que la marque "Hadopi" a été deux fois à l'INPI dans la même catégorie (n°45) qui se définit ainsi : "Services juridiques ; services de sécurité pour la protection des biens et des individus ; services personnels et sociaux rendus par des tiers destinés à satisfaire les besoins des individus ; services d'arbitrage ; médiation ; conseils en propriété intellectuelle ; services de surveillance en matière de propriété intellectuelle ; consultations en matière de sécurité."

Les fiches d'enregistrements de l'INPI sont très claires : M. Renaud Veeckman a déposé le nom "Hadopi" avant l''État français : en Mai 2009 contre Novembre 2009 pour l'Etat.


Renaud Veeckman voulait créer une plate forme musical et se servir du terme Hadopi au second degré et de manière impertinente - selon ses propres dires. Il a déclaré au journaliste de l'AFP : « Je ne suis pas un anti-Hadopi mais je considère que ce dispositif est totalement archaïque dans la façon dont il a été conçu et qu’il ne répond pas à la rémunération des artistes.

Les demandes ont été publiées toutes les deux au Bulletin officiel de la propriété industrielle (BOPI) mais à ce jour aucune n'a été enregistrée par l'INPI ce qui signifit qu'aucun des deux n'est le détenteur des droits sur la marque... L'établissement public ne dispose en effet pas de pouvoir pour s'opposer aux dépôts de marques, son rôle consistant à accorder l'enregistrement après validation de critères de fonds.

Il semble toutefois que la demande de M. Veeckman ait très peu de chances d'aboutir parce que sa demande ne correspondrait pas aux critères requis. "Beaucoup de personnes se dépêchent de déposer des marques sur tout ce qui est nouveau, avant que le véritable titulaire ne le fasse, ou déposent des marques en relation avec l'actualité", a expliqué Annick Berguerand, directrice des marques et des dessins et modèles à l'INPI. Reste que la connaissance et l'usage du nom "HAdopi" bien avant les deux dépôt peut permettre à l'Etat d'invoquer la notoriété de l'acronyme Hadopi pour en récupérer les droits. « Mais, pour cela, il faut une exploitation commerciale, explique à 01net. Cédric Manara, juriste et professeur à l'EDHEC Business School. Ce ne peut être le cas de “Hadopi” : l'Etat ne l'exploitait pas, en tout cas pas à des fins lucratives. » L'Etat pourrait autrement invoquer contre Renaud Veeckman la notion de marque utilisant un « signe contraire à l'ordre public ou aux bonnes mœurs ». « Si un juge devait apprécier la marque [Hadopi], je pense qu'il pourrait juger contraire à l'ordre public qu'une personne ait privatisé le nom d'une autorité érigée pour la défense de la propriété intellectuelle », estime Cédric Manara.

Il est dommage pour l'État d'avoir raté en 2 points très important l'application de sa propre philosophie ...

Affaire à suivre ...
[Sources : HitWest, AFP, www.01net.com]

lundi, janvier 11 2010

Le piratage selon Hadopi !

Ou quand l' Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits Internet (HADOPI) a dévoilé samedi dernier son nouveau logo qui n'a pas moins fait qu'utilisé la typographie exclusive d'une autre entité !


Créé par la société Plan Créatif ce logo vient d'être mis en cause par Geoffrey Dorne - designer graphiste - qui a démontré la troublante ressemblance entre la typographie du logo Hadopi et celle exploitée par France Télécom.

En effet la typographie "Bienvenue" a été réalisée en 2000 par Jean-François Porchez en exclusivité pour France Télecom. Le site Typofonderie est très explicite sur ce point : "Bienvenue is a proprietary typeface for France Télécom and will as such never be made available to the general public".

Voici des exemples de l'utilisation de la typographie par France Telecom.



Plan Creatif - l'agence à l'origine du logo - a fait publié un démenti : «A la suite d’une erreur de manipulation informatique, une esquisse de logotype qui avait été écartée lors des phases traditionnelles de vérification de similitude, a été malencontreusement présentée comme solution graphique définitive. Cette erreur vient d’être réparée.»

De vous à nous, en tant qu'agence de communication l'excuse d'une erreur informatique n'est pas recevable ou alors quel manque de sérieux! D'ailleurs le créateur de la police piratée n'y croit pas non plus et a jugé l'erreur informatique avancée comme une excuse non-plausible. "L'agence prouve juste qu'elle n'a pas fait les choses correctement. Ils essaient de mettre une erreur humaine sur le compte de l'informatique. C'est moyen... Quand on dépose une marque à l'INPI, on sait ce qu'on fait. Ce n'est pas le logo du boucher d'en face. C'est un peu facile de dire que c'est une erreur informatique." Il indique aussi : "Mon avocat va prendre contact avec le ministère de la Culture et France Télécom. Le but n'est pas de faire des vagues, mais de trouver une solution entre nous. La marque est déposée et les droits moraux sont inaliénables."

Hadopi avant de juger devrait très sérieusement revoir ca manière de gérer ces dossiers ...
[Sources : http://graphism.fr ; www.ouest-france.fr ; www.lepost.fr]

dimanche, décembre 21 2008

Le CSA veillera à la publicité placée sur les sites de partage

Au cours de l'étude du texte de loi sur l'audiovisuel, un amendement rédigé par Françoise de Panafieu et qui a été voté en début de semaine par l'Assemblée prévoit de donner pouvoir au
Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA). L'organisme devient ainsi le régulateur de la publicité sur les sites Web 2.0. Il devra veiller sur le contenu publicitaire des sites internet de partage et d'échange - tels  Dailymotion ou YouTube - au nom de la protection de l'enfance et selon une mesure de la réforme de l'audiovisuel qui doit encore être examinée par le Sénat à partir du 7 Janvier 2009.

D'après une déclaration de Christine Albanel - Ministre de la Culture et de la Communication : "Nous sommes tous d’accord pour que l’action du CSA en faveur de la protection des mineurs s’exerce pleinement sur les nouveaux services de médias audiovisuels". Selon ce texte, "s'agissant des services consistants à éditer du contenu créé par des utilisateurs privés à des fins de partage et d'échanges au sein de communautés d'intérêts, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel veille à ce que la publicité placée par l'éditeur du site ne puisse nuire à l'épanouissement physique, mental ou moral des mineurs".

Ce vote suscite la grogne de l'opposition du gouvernement et des acteurs de l'Internet qui craignent qu'une autorité vienne contrôler les contenus sur Internet. Le député PS Patrick Bloche voit en cet amendement "un simple effet d'annonce": "L'internet est tout sauf un espace de non-droit (...). La justice a la possibilité de se saisir de tous les contenus qui circulent et qui peuvent constituer une atteinte à la protection des mineurs". Et l'Asic - association qui regroupe les acteurs du Web 2.0 - "alors que d'autres Etats Membres [de l'Union Européenne] tels que le Royaume-Uni, l'Irlande, la Suède, ou les Pays-Bas ont d'ores et déjà clairement indiqué qu'ils respecteraient cette frontière entre audiovisuel et Internet, cet amendement viendrait lourdement discriminer les acteurs français. Faut-il rappeler qu'en dehors des régimes où sévit la censure, Internet ne connait pas les frontières ? La réponse apportée par les parlementaires est claire : 'Amis entreprenautes : quittez la France' ".

Et pourtant, la situation aurait pu être pire! En effet, les députés ont refusé l'amendement de Frédéric Lefebvre (UMP), proposant de faire réguler l'ensemble des contenus du Web français par le CSA. Cet amendement n'a d'ailleurs pas fini de faire parler de lui. Il contenait également une proposition visant à taxer les revenus publicitaires des sites de partage vidéo. Un sujet remis à plus tard. La Ministre de la Culture s'est ainsi déclarée favorable à la création d'un groupe de travail avec les sites visés pour "réfléchir au meilleur moyen de contribuer au financement de la création".
Petit rappel : la réforme de l’audiovisuel vise à terme à supprimer la publicité des chaînes publiques, ce qui suscite une vive inquiétude dans le monde des télécommunications. La suppression programmée devrait créer un manque à gagner estimé à 450 millions d’euros. (cf article Elyazalée du 17/12/08 ). Une somme que les chaînes de télévision privées et les opérateurs seront amenés à compenser via des taxes sur leurs revenus limitées à 0,9% pour les opérateurs et pouvant aller jusqu'à 3% pour les chaînes privées.

A suivre...
[Source : www.challenges.fr , www.journaldunet.com , www.generation-nt.com & www.silicon.fr]

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