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mardi, juin 9 2009

Sites internet accessibles à tous : enfin un décret !

Depuis le 16 Mai 2009, le décret n° 2009-546 du 14 mai 2009 - pris en application de l'article 47 de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 sur l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées et créant un référentiel d'accessibilité des services de communication publique en ligne - est paru au Journal Officiel. Il valide l'article 47 de la loi du 11 février 2005 visant à ce que "les services de communication publique en ligne des services de l'État, des collectivités territoriales et des établissements publics qui en dépendent soient accessibles aux personnes handicapées". Il donne 2 à 3 ans aux collectivités territoriales et administrations pour mettre aux normes leurs site internet. C'est-à-dire les rendre accessibles par tous : le terme "lisibles" serait plus juste.

Le référentiel- outil destiné à définir en France les modalités techniques d'accessibilité et listant les points de contrôle permettant aux professionnels du Web de vérifier la conformité de leur site avec les normes en vigueur - est très attendu afin de garantir, et la bonne pratique de mise en place de l'accessibilité, et la bonne foi des professionnels. Une version du R.G.A.A., prenant en compte les recommandations WCAG 2.0, a été rédigée début 2009. Ce référentiel, en version de travail, est en cours de relecture par un cercle d'experts. Il est mis en ligne le 3 juin 2009 et sera actualisé courant juin 2009 donnant une version 2.0 définitive. du Web. Vous pouvez consulter les documents provisoires sur le site du R.G.A.A. .

Les associations de défenses des droits de la personne handicapée ne sont pas satisfaites de ce texte et restent très vigilantes. Handicapzéro (membre du C.N.P.S.A.A.) regretterait l'absence dans ce décret de la prise en compte des normes internationales WCAG 2.0 du W3C appliquées par beaucoup de professionnels soucieux d'un Web pour tous. et la non-évolution des formations de webmasters qui, à l'origine du projet, devaient inclure dans le cursus l'accessibilité.


Aller + loin sur ce sujet

- Lire le texte en entier
sur le site internet du gouvernement.

- Comment savoir si un site est accessible ou non?
Vous pouvez reconnaitre les sites internet qui respectent la norme W3C par ce symbole situé en génral au pied de leur page :  ; qui doit absolument comporter un lien de validation, comme celui du site internet d'Elyazalée.

- En savoir plus sur l'accessibilité handicapés visuels?
Les personnes aveugles et mal-voyantes peuvent acquérir un logiciel de lecture vocal de sites internet. Ce logiciel lit pour elles les pages web, cependant le logiciel ne peut pas lire les images et tout ce qui s'y apparente. Il faut donc gérer cela au niveau du développement du site internet. La vidéo réalisée par Access Key présente très bien la confrontation des personnes handicapées visuels au problème d'accessibilité web.
Consulter notre page éco-citoyenne dédiée à ce thème.

Passer votre site internet accessible, c'est possible!
Passer à l'action, contactez-nous!

mardi, avril 28 2009

Le SNPTV veille à l'égalité de traitement!


Les régies publicitaires membres du Syndicat National de la Publicité Télévisée (SNPTV) attendent le pied ferme l’égalité de traitement entre tous les moyens de communication et de promotion pour la publicité des jeux et paris en ligne.

L’autorisation d’exercice et les obligations des opérateurs agréés sont annoncées entrer en vigueur au 1er janvier 2010 dans le projet de loi relatif à « l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne ». Particulièrement jusqu’à cette date, alors que plusieurs supports bénéficient déjà des investissements en communication de certains opérateurs encore non agréés, les communications commerciales devraient être, soit tolérées en attente de la très prochaine libéralisation de ce secteur, soit strictement interdites, quel que soit le moyen de communication.

A suivre donc...
[Sources : www.snptv.org]

jeudi, avril 16 2009

Doutes sur la pétition en faveur d'Hadopi!

Article du Monde :
C'était un des arguments les plus visibles des défenseurs de la loi Création et Internet. A tel point que Christine Albanel n'avait pas hésité à la brandir plusieurs fois devant l'Assemblée nationale pour convaincre les députés. Mais la pétition des 10 000 travailleurs de la filière musicale (auteurs, artistes, producteurs...) qui soutiennent le projet de loi est-elle totalement sérieuse ?

La Quadrature du Net, qui compte parmi les principaux opposants au projet de loi, a lancé une page spéciale pour demander aux internautes d'enquêter sur les signataires. Créée en format Wiki, elle est librement modifiable par chacun sur le modèle de Wikipédia. L'association demande à chacun de vérifier l'existence des signataires, leur profession et les invite à les contacter par mail pour valider leur volonté de signer. Pour l'instant, les premiers résultats se cantonnent à la lettre A, mais "la majorité des "artistes" signataires sont pratiquement invisibles sur Internet, et inconnus aussi bien du grand public que des esthètes avertis", affirme la Quadrature du Net. "Beaucoup trop de signataires sont complètement inconnus et inexistants, voire totalement fantasques", explique-t-elle même.

Si Catherine Boissière, la directrice de la communication de la Sacem, accepte qu'il y ait pu avoir "quelques erreurs", elle affirme toutefois que les signataires font souvent partie du catalogues des sociétés d'auteurs à l'origine de la pétition. "Si il y a des noms inconnus, ce n'est pas surprenant, il s'agit justement d'une pétition des petits et des sans-grades qui souffrent du téléchargement illégal", explique-t-elle. Elle rappelle par ailleurs que la pétition ne s'est jamais cantonnée aux seuls artistes, mais à tous les membres de la filière. Tout le monde peut toutefois signer la pétition sur le site de la Sacem en indiquant la profession et l'identité qu'il souhaite. Impossible de savoir alors si les identités sont vérifiées, Catherine Boissière préfère éluder la question : "Nous n'avons pas dédié une équipe de cinquante personnes pour vérifier, mais il serait totalement absurde de croire que nous avons massivement signé sous de fausses identités."

Cette nouvelle polémique intervient quelques semaines après que Nicola Sirkis du groupe Indochine ait nié avoir signé la pétition, contrairement à la liste qui était disponible sur le site jaimelesartistes.fr . "Il est possible que les personnes aient changé d'avis après avoir donné rapidement leur accord", affirme Catherine Boissière, "nous retirons les noms dès qu'on nous le demande, mais je vous assure qu'on n'est pas assailli par ce type de requête". Si la liste présente sur le site de la Sacem a bien été mise à jour, cela n'est toujours pas le cas de celle de jaimelesartistes.fr...
[Source : www.lemonde.fr et www.laquadrature.net]

jeudi, mars 12 2009

HADOPI va tuer notre liberté !

Cette semaine les députés examinent le projet de loi HADOPI (Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet) sur le piratage et le téléchargement illégal, dont nous vous avons parler précédemment. Il s'agit de sont nom de code, si elle est votée elle sera baptiser "Création et Internet".

L'objectif de cette loi sera de contrôler et punir les internautes qui se livrent au téléchargement illégal. Concrètement, lorsqu’un internaute téléchargera illégalement une œuvre musicale ou administrative depuis Internet, il sera rappelé à l’ordre. Tout d'abord par l’envoi d’une lettre d’avertissement puis - en cas de récidive - d’une lettre recommandée et enfin par la suspension puis la résiliation de l’abonnement Internet.

Ces actions sont jugées sévèrement par beaucoup. Notamment, par la Quadrature qui à lancé un appel à la mobilisation très suivi en demandant d'afficher une bannière anti-Hadopi sur les sites internet militants.

Il apparaît que cette loi HADOPI favorise les gros vendeurs et les agences artistiques reconnues depuis de décennies sur la place... Comme le décrit Marianne dans son article : "C’est sévère, mais on comprend la FNAC qui a envie de vendre des CD. Autrefois il y avait des milliers de marchands de disques en France, autant que de libraires, ils ont été tués par les grandes surfaces, et il est tout à fait humain qu’ayant liquidé les petits vendeurs, les gros veuillent garder leur rente. Les artistes, les créateurs, eux sont beaucoup plus partagés sur le piratage. Pour deux raisons. D'abord parce que le téléchargement ne les a pas empêché de vendre, au contraire les a fait connaître, n’a jamais diminué le nombre de fan dans les concerts pas plus que le magnétoscope n’a tué le cinéma ou la radio la chanson. Ensuite, pour une deuxième raison plus profonde. Les artistes, les créateurs savent qu’ils sont des imitateurs, ils ont appris de plus anciens, de plus géniaux, bref de maîtres. S’ils n’avaient pas eu accès à la création d’autrui, ils n’auraient pas créé. On peut aussi interdire les bibliothèques gratuites : c’est ce qu’avaient voulu faire certaines éditeurs. Ca ne favorisera pas l’éclosion des écrivains."


Comme si cela ne suffisait pas HADOPI représente une réelle menace pour le monde du Logiciel Libre.
Ce monde qui vit du partage du savoir et du savoir-faire de chacun, de la coopération et de Liberté. Le logiciel libre permet de sortir du joug des logiciels propriétaires tels que Microsoft ou encore Apple. Mais il faut savoir qu'ontologiquement, il est  impossible de filtrer les communications d’un logiciel libre (usage de mouchards)

"Voudrait-on tuer le logiciel libre que l’on ne s’y prendrait pas mieux."
[Source : www.marianne2.fr]

jeudi, février 26 2009

Riposte contre HADOPI

Le projet de loi "Création et Internet" ou "HADOPI" a été voté au Sénat le 30 octobre 2008 et sera bientôt examiné à l'Assemblée nationale. Elle a pour objet de mettre en oeuvre la "riposte graduée" visant à couper l'accès aux internautes suspectés de partage d'œuvres sans autorisation. Une autorité (l'HADOPI), instaurée par le texte, agira sur dénonciation d'acteurs privés travaillant pour les industries du divertissement (syndicats professionnels, enquêteurs privés).

L'HADOPI sera chargée, en se basant sur ces preuves sans valeur, d'envoyer des courriers accusant les utilisateurs et les menaçant de sanctions. En cas de récidive, leur déconnexion d'Internet est ordonnée sans possibilité de se reconnecter pour une durée de 1 à 12 mois. Il n'est possible de contester ces accusations qu'une fois la sanction prononcée. Ce dispositif pose de nombreuses questions d'ordre économique, technique et juridique, mais également des questions relatives au respect des droits et libertés fondamentales des citoyens.
Selon le Conseil Général des Technologies de l'Information, la loi HADOPI coûtera au moins 70 ME aux Fournisseurs d'Accès Internet sur les trois ans à venir. Ce chiffre recouvre les coûts d'identification et de notification des internautes et le bridage des accès.(Plus d'informations sur : www.silicon.fr)



La risposte est soutenu par linuxfr.org et par ubuntu-fr.org et bien d'autres.
L'action pourrait paraître naïve d'un premier abord. Mais la Quadrature se défend en déclarant : "Nous ne sommes pas des utopistes au point de penser que mettre des bannières noires sur quelques sites va influer sur les députés de la majorité pour qu'ils rejettent le projet de loi." Selon ses représentant, "il n'y a aucune façon d'amender ce texte pour le rendre acceptable", et ce qui est visé c'est bien une action auprès de l 'Assemblée Nationale, un recours devant le Conseil Constitutionnel, voire même devant la Cour de Justice de la Communauté Européenne.

Ainsi que par Elyazalée par l'affichage du bandeau d'information sur www.elyazalee.com !
[Source : www.laquadrature.net/HADOPI ]

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