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Les Echos ont consacré une série les mutations de la presse dans le monde, voici leur rapport sur le Japon.

Ce pays a des tirages papier encore énormes pour cette île de 128 millions d’habitants, les grands journaux japonais ont fait jusque-là des incursions timides vers le numérique.

Voici le nombre d’exemplaires des grands journaux japonnais :

  • Yomiuri shimbun – grand quotidien conservateur, premier journal mondial – 10,3
    millions d’exemplaires quotidiens
  • Asahi shimbun – 8
    millions d’exemplaires quotidiens
  • Mainichi shimbun – créé en 1872, il est le plus anciens des journaux nippons – 3,5 millions d’exemplaires quotidiens

Ce dernier quotidien emploi pas moins de 3000 personnes, dont 1.000 journalistes et possède 17 imprimeries. Megumi Nishikawa – journaliste dans ce dernier quotidien – témoigne : « notre tirage est
stable alors que la publicité représente environ 30 % de nos pages,
c’est-à-dire moins que d’autres journaux qui sont à 50 % »
.

Pour donner un point de comparaison les plus grands journaux nationaux français ont pour tirage quotidiens entre 310 000 et 120 000 exemplaires, ce qui proportionnellement est très peu au pays de la langue de Molière!

Il faut savoir que ces 3 titres japonnais appartiennent à des groupes centenaires qui, au fil des
ans, ont compensé la baisse de leurs recettes issues de la presse par d’autres activités, telles que : dans l’audiovisuel, des maisons d’édition, de grands
événements culturels (expositions, concerts) et d’importants
actifs immobiliers.

Comme cela fonctionne plutôt bien il y a peu de remise en question malgré le fait que les indicateurs soient passés au rouge avec le
vieillissement de la population, le désintérêt des jeunes pour les
journaux papier et l’érosion des recettes publicitaires.
Cependant, Dentsu, le premier groupe
publicitaire, a réagi cet été, en lancant Magastore : un kiosque pour téléphones portables qui diffusera, en
version payante, une cinquantaine de magazines de 30 maisons d’édition différente sous format numérique sur téléphone mobiles (I-phone, Google Androïd) mais aussi via les consoles de
jeux et ordinateurs fixes.


« Au
Japon, le marché des mangas et livres sur mobiles croît très vite et
représente aujourd’hui l’équivalent de 800 millions de dollars. Mais,
le principal handicap reste la capacité à consulter ces magazines sur
de tels supports »
, a souligné le publicitaire.
Il est à noter que le téléphone mobile est – au Japon – le moyen le plus classique pour
accéder à l’Internet
. Les écrans des terminaux sont trop petits, rendant
toute lecture fastidieuse à retarder le lancement de la presse numérique. L’arrivée de l’i Phone en 2008 a bouleversé
ce schéma et poussé les fabricants à commercialiser des terminaux munis
d’écrans plus larges; ce qui par effet de dominos a permis de faire décoller le nouveau marché numérique de la presse japonaise!

Aujourd’hui, rien n’est encore gagné, les revenus publicitaires se maintiennent et progresse lentement, mais les sites internet des journaux ne rapportent que très peu d’argent.

L’avenir nous en dira plus …

[Source : www.lesechos.fr]
Elyazalée



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