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Il y a un peu plus d’un an, 9 acteurs de la distribution (Auchan, Carrefour, Casino, Monoprix), de l’agro-alimentaire (Ferrero, Coca-cola, Danone, Unilever) et de la restauration collective (McDonald’s) se sont engagés auprès du Ministre de la Santé de l’époque – Xavier Bertrand – a limiter les messages publicitaires en direction des enfants, notamment envers les moins de 12ans. Depuis, toutes les publicités alimentaires (tous médias confondus) doivent comporter un des messages suivants :
« Pour votre santé, évitez de grignoter entre les repas », « Evitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé », « Pratiquez une activités physique régulière », ou encore « Mangez au moins cinq fruits et légumes par jour ».
Ces mentions n’ont pas convaincu les associations de consommateurs. Messages qui au bout de quelques mois commenceraient à porter leurs fruits malgré certains problèmes de compréhension du message sanitaire ou de mauvaises associations d’idées.

Depuis Février dernier un débat est né entre le Minitère de la Santé, de la Jeunes et des Sports, et le Ministère de la Culture et de la Communication. Roselyne Bachelot a annoncer lors d’une conférence de presse – afin de mieux combattre l’obésité croissance – l’interdiction pure et simple de la publicité pour certains produits alimentaires pendant les programmes télévisés destinés aux enfants. Sa consoeur Christine Albanel préfère rester prudente sur ce sujet. La précipitation de l’application d’une solution aussi radicale ne garantirait en rien l’amélioration de la santé de nos bambins et aurait de certaines conséquences économiques sur les revenus des chaînes de télévision. En effet, ce type de publicité représenterait un quart du financement des recettes publicitaires des chaînes.
Il faut noter que les interdictions de ce type dans les autres pays européens n’ont pas fait la preuve de leur efficacité dans la lutte contre l’obésité, alors que l’on sait que les enfants regardent majoritairement (à 80 % de leur consommation de la télévision) des programmes qui ne leurs sont pas spécifiquement adressés, la publicité pour les produits alimentaires trop gras ou trop sucrés ne manquera pas de se reporter sur d’autres supports et continuera à cibler les enfants.
Le débat reste donc ouvert entre les Ministères de la Santé, de la Jeunes et des Sports et de la Culture et de la Communication et les associations de consommateurs. __Les résultats des débats pourraient changer la manière de communiquer des acteurs de l’alimentation et provoquer une perte de budget aux chaînes télé.

Elyazalée



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